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  • Photo du rédacteur: otentikmia
    otentikmia
  • 24 juin 2020
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 7 août 2023

Comment j'ai organisé mon come-back en Afrique en 3 mois...



Si vous découvrez mon blog pour la première fois, je suis originaire de la Côte d’Ivoire, Je suis née en France et j’ai découvert l’Afrique à l’âge de 26 ans. Par la suite j’ai voyagé dans plusieurs pays du continent, et la providence  a voulu que je m’installe au Sénégal.


« Tu vas faire quoi en Afrique? Il n’y a rien là-bas, le Sénégal c’est pas chez toi, Ne fais confiance à personne, les enfants vont être dépaysés,  il fait trop chaud, l’eau, les maladies, tu es courageuse est la phrase la plus positive que j’ai entendu.».

Hello la diaspora! Beaucoup d’entre vous souhaite faire le grand saut et revenir sur la terre mère pour entamer un projet professionnel,  avoir un meilleur cadre de vie ou tout simplement retrouver Mama Africa. Nous sommes nombreux  de cette 2ème ou 3ème générations d’africains, riche d’une double culture, qui nous rend fière et dont nous avons sans cesse le désir de montrer, ou  de prouver les avantages et les bienfaits.  Alors pour ceux qui  se posent encore la question pour faire ce come-back en Afrique,  je me fais un plaisir de partager avec vous comment je m’y suis prise pour organiser mon départ en 3 mois.


J'ai choisit le pays de la Terranga...


Je n’oublierais jamais le regard de mes proches quand je leur ai annoncé que je comptais m’installer en Afrique avec les enfants. J’ai eu le droit à toutes sortes d’interrogations et de jugements qui sont bien souvent le reflet de nos propres peurs: Tu vas faire quoi en Afrique? Il n’y a rien là-bas, le Sénégal c’est pas chez toi, Ne fais confiance à personnes, les enfants vont être dépaysés,  il fait trop chaud, l’eau, les maladies, tu es courageuse est la phrase la plus positive que j’ai entendu.


Anyway! J’étais sûre de ma  décision, ça faisait longtemps que je mûrissais ce désir de renouveau et le moment était arrivé.


Petit come-back au début de l’année 2011, ça faisait 3 ans maintenant que  j’organisais le concours Miss African Beauty  et je prenais beaucoup de plaisir à confectionner les tenues  des miss au Bénin. Les éloges sur l’originalité et l’esthétique de mes créations ont suscités en moi l’envie de me lancer dans le secteur de la mode africaine, un univers dans lequel j’ai grandit.

Mes première création...
MISS AFRICAN BEAUTY 2009

J’ai entamé les démarches auprès de l’organisme Adie pour me permettre de structurer mon projet et lancer ma propre activité. 4 mois plus tard, je m’envolais pour Cotonou pour réaliser ma première collection et commencer une nouvelle aventure. J’étais toute excitée par ma nouvelle activité qui faisait de moi mon propre #boss et surtout j’étais autonome. Je n’avais pas peur car j’ai toujours aimé les #challenges et qu’est ce que j’avais à perdre à vouloir réaliser un #rêve.


Dessiner des vêtements, me promener dans le marché Danktopa, qui est le plus grand d’Afrique de l’ouest pour choisir mes tissus, découvrir les nouveaux wax tendances et l’histoire des imprimés  racontés par les Mamas Benz. En bref! vivre de sa créativité était juste génial.



La vie jamais maitrisée surprend toujours


C’était peu de le dire! Après 3  semaines passés à Cotonou, j’étais fin prête à commencer les marchés parisiens, tel était ma stratégie commerciale.  Je n’étais pas encore immatriculée mais grâce à mon accompagnement à l’Adie j’avais la possibilité de tester mon activité en utilisant leur registre de commerce et leur assurance.

Malheureusement le sort en avait décidé autrement, peu de temps après mon retour, j’étais complètement malade. Je vous passe les détails mais en gros je ne tenais plus debout, hôpital, antibiotique, repos pendant plus de deux mois. Je n’avais même pas le temps d’être déprimée, me sentant beaucoup trop faible.  Les signes s’enchainant, au moment de ma guérison, j’ai eu comme une révélation qui m’a donné l’énergie nécessaire pour me relever et planifier mon départ en Afrique avec mes baby boys alors âgés de 12 ans et 5 ans.


C’est comme ça qu’en 3 mois, j’ai fais les marchés, des extras dans la restauration, j’ai vendu mes bijoux en or dans une de ces boutiques qui foisonne dans chaque rue de France.  Avec une dose de prière et de bénédictions divine, par la grâce d’Allah, nous étions dans l’avion le 12 septembre 2011, pour une nouvelle vie, de nouvelles aventures, d’autres priorités et mon projet professionnel toujours plus ancré dans mon esprit.


Moralité: même si mon  départ  peut sembler précipité, le temps n’a pas d’importance, il s’agit juste d’être prêt psychologiquement pour prendre une décision et passer à l’action.



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